- Stop à l’Adoption et la Procréation assistée fermement interdites aux couples de même sexe
- L’Italie affirme ainsi sa définition de la famille
- Vision de société ou simple manœuvre politique ?
La-femme (Stop à l’Adoption et la Procréation assistée aux couples de même sexe) – ROME – Le gouvernement de Giorgia Meloni vient de graver dans le marbre juridique une ligne rouge infranchissable en matière de politique familiale. En fermant les portes de l’adoption et de la PMA (procréation assistée) aux couples non traditionnels et en criminalisant la GPA, l’Italie affirme sa définition de la famille. Mais derrière cette fermeté, les observateurs s’interrogent : s’agit-il d’un véritable projet de société ou d’un calcul politique millimétré ?
Un arsenal législatif contre les « nouveaux modèles »
Depuis son arrivée au pouvoir, la présidente du Conseil italien a fait de la défense de la famille traditionnelle son cheval de bataille. Ce positionnement se traduit aujourd’hui par un verrouillage systématique des accès à la parentalité hors du cadre du mariage hétérosexuel :
- Rejet catégorique de la PMA : La Procréation Médicalement Assistée reste strictement interdite aux couples de même sexe.
- : Seuls les couples mariés conservent le droit d’adopter, excluant de facto les couples homosexuels et les célibataires.
- GPA, un « crime universel » : L’Italie a franchi un cap historique en interdisant la Gestation Pour Autrui, y compris lorsqu’elle est réalisée à l’étranger. Les citoyens italiens y ayant recours s’exposent désormais à des poursuites pénales à leur retour.
L’effacement juridique de la « seconde mère »
L’un des points les plus radicaux de cette orientation concerne l’état civil. En imposant que seule la mère biologique soit reconnue sur l’acte de naissance, le gouvernement fragilise le statut légal du parent non biologique. Sans lien de filiation officiel, cette « seconde mère » perd ses droits les plus élémentaires : décisions médicales d’urgence, autorisations scolaires ou droits de succession. Un vide juridique qui place des milliers d’enfants dans une zone de vulnérabilité administrative inédite.
Conviction identitaire ou stratégie électorale ?
C’est ici que le débat s’enflamme. Pour les partisans de Giorgia Meloni, il s’agit d’une protection nécessaire de l’identité nationale et des valeurs anthropologiques de l’Italie.
Cependant, de nombreux analystes et opposants dénoncent une manœuvre purement politique. En agitant le drapeau de la famille traditionnelle, Meloni consoliderait sa base électorale la plus conservatrice à peu de frais économique. Ce positionnement permettrait de masquer d’autres enjeux de gouvernance en occupant l’espace médiatique avec une « guerre culturelle » hautement symbolique.
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