La-femme (Surendettement en Tunisie) – Derrière les chiffres froids de l’économie se cache une réalité que de nombreuses Tunisiennes gèrent au jour le jour : l’équilibre précaire du budget familial. Selon la dernière note de l’IACE, le surendettement n’est plus une exception, mais une crise qui frappe au cœur des foyers, touchant particulièrement la dignité et la stabilité des familles.
1. La « Fragilité Budgétaire » : Un nouveau défi pour la femme tunisienne
Le constat est sans appel : le taux de fragilité budgétaire par habitant a bondi de 107% en 2014 à 171% en 2024. Pour la gestionnaire du foyer, cela signifie que les dettes dépassent désormais largement les revenus disponibles.
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L’endettement de survie : Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les dépenses de luxe qui pèsent, mais les besoins essentiels (alimentation, santé, éducation).
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Le poids de l’inflation : Avec une hausse des prix alimentaires de plus de 21%, la part du budget consacrée à la nourriture dépasse désormais les 40%, ne laissant que peu de place au remboursement des crédits.
2. L’impact invisible sur l’enfance et l’éducation
Le surendettement n’est pas qu’une affaire de banques ; c’est une menace pour l’avenir. L’étude souligne que 79 000 enfants supplémentaires sont tombés sous le seuil de pauvreté entre 2021 et 2023 à cause de l’érosion du pouvoir d’achat. Le stress financier des parents se répercute directement sur la scolarité et le bien-être psychologique des plus jeunes

3. Vers des solutions solidaires
Pour sortir de cette spirale, l’IACE préconise des réformes qui touchent directement la protection des familles :
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Une Loi de Rétablissement Personnel : Pour permettre aux familles de « bonne foi » d’effacer leurs dettes et de prendre un nouveau départ.
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Éducation financière : Intégrer la gestion budgétaire dès l’école pour protéger les futures générations.
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Médiation familiale : Créer des mécanismes pour éviter que le surendettement ne mène à l’éclatement de la cellule familiale.































