Ankara : le bilan du l’attentat de dimanche s’alourdit à 37 morts et 125 blessés

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Dimanche à Ankara, une voiture piégée a visé un terminal de bus dans le centre de la capitale turque. Le bilan a très vite évolué depuis notre précédent article, et fait état de 37 morts et 125 blessés. L’attentat n’a pas encore été revendiqué.

La déflagration a été causée par un véhicule rempli d’explosifs à proximité de la place de Kizilay. » le bilan s’est alourdi ce lundi matin après l’annonce de trois décès supplémentaires, trois victimes qui ont succombé à leurs blessures à l’hôpital.

Que s’est-il passé?

Selon le gouvernement turc, le véhicule piégé a explosé à 18h45 heure locale (16h45 GMT) à un arrêt de bus de la très fréquentée place Kizilay, en plein cœur d’Ankara, qui abrite de nombreux commerces et où passent plusieurs lignes de bus et de métro.

Plusieurs bus et de nombreux véhicules ont été totalement détruits par la puissante déflagration, « Trente personnes ont été tuées sur le coup et quatre autres à l’hôpital », a déclaré devant la presse le ministre de la Santé Mehmet Müezzinoglu à l’issue d’une réunion de sécurité convoquée autour du Premier ministre Ahmet Davutoglu. Signe de la violence de l’explosion, au moins 23 personnes sont mortes sur le coup, les autres ayant péri pendant leur transfert à l’hôpital, selon la chaîne CNN-Türk.

Les blessés sont traités dans dix hôpitaux de la capitale, « une dizaine d’entre eux » sont dans un état grave, a pour sa part indiqué à une source médicale. Cet attentat n’a pas été pour le moment revendiqué.

Selon Mehmet Müezzinoglu et son collègue de l’Intérieur Efkan Ala, l’attentat a été commis par une véhicule à bord duquel se trouvaient « une ou deux » personnes et qui a délibérément visé l’arrêt de bus de la place Kizilay.

Le mode opératoire de l’attaque se rapproche toutefois d’un autre attentat suicide à la voiture piégée, qui a visé le 17 février à Ankara, non loin de la place Kizilay, des cars transportant du personnel militaire et fait 29 morts. Vingt-huit personnes avaient été récemment tuées dans un attentat à la voiture piégée dans la capitale turque. Un groupe proches des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), avait revendiqué l’attaque.