Débâcle de Carthage 2 : Radhia Jeribi adule BCE, condamne Chahed et reproche à Ghanouchi de ne pas s’aligner sur la position Nida-UGTT

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La-Femme (Débâcle de Carthage 2) – Un véritable fiasco a marqué la fin de la réunion du Pacte de Carthage 2 de ce lundi 28 mai 2018, qui a brusquement pris fin suite au désaccord profond opposant les signataires sur la question du maintien de Youssef Chahed à la tête du gouvernement d’union nationale.

Ennahdha campe sur ses positions. 

Présente lors de cette réunion, Radhia Jeribi, présidente de l’Union Nationale des Femmes Tunisiennes (UNFT), a assuré, malgré les bruits des couloirs, que la réunion s’est déroulée dans de « bonnes conditions »« Il n’y a eu absolument rien. Chacun est intervenu dans le cadre du respect et dans le calme, mais chacun, aussi, a campé sur ses positions. C’est ce qui a amené le président de la République, Béji Caïd Essebsi, à mettre fin à la réunion », a-t-elle déclaré ce lundi 28 mai 2018 à Réalités Online.
La présidente de l’UNFT a directement mis en cause Ennahdha qui, selon elle, campe sur ses positions concernant le maintien de Youssef Chahed à la présidence du gouvernement. « Nous nous attendions à ce qu’Ennahdha adopte une position définitive après la consultation du Conseil de La Choura. Or, le parti reste attaché à Youssef Chahed alors que ce dernier ne bénéficie plus de soutien partisan », a-t-elle expliqué.

L’UNEFT reconnaissante à Béji Caïd Essebsi et condamne Youssef Chahed

Pour l’UNFT, le Chef du gouvernement doit partir. En effet, Radhia Jeribi considère que son bilan n’est pas très positif, et ce malgré les avancées qui ont été effectuées au profit de la femme tunisienne durant son passage à la Kasbah. C’est plutôt au Chef de l’Etat que l’UNFT est reconnaissante selon sa présidente. « Nous n’avons pas de problèmes particuliers avec Youssef Chahed, et il est vrai qu’il était présent lors de notre congrès. Cependant, nous attendons encore le décret relatif au statut de l’UNFT, qui marquera une véritable reconnaissance légale pour l’Union en tant qu’organisation nationale », a souligné Radhia Jeribi.

Elle considère également que le bilan de Youssef Chahed est négatif sur d’autres plans. Elle cite, à cet effet, le recul des investissements, le glissement du dinar et l’instabilité économique et sociale. Youssef Chahed a été lâché par son parti et il est en opposition avec l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) qui sont pourtant deux signataires du Pacte de Carthage ayant donné naissance au gouvernement. L’action gouvernementale est négative selon Jeribi. D’ailleurs, poursuit-elle, le préambule des 63 points du second Pacte en parle.

Dans ce contexte, Radhia Jeribi explique qu’il est « inadmissible » de sanctionner quelques ministres, alors que la machine ne tourne plus sur le plan global. « Nous sommes cohérents dans notre position. Ainsi, c’est tout le gouvernement qui doit être changé et non pas quelques ministres », a-t-elle soutenu.

Un éventurl Changement de position d’Ennahdha conditionne toute reprise des discussions

Par ailleurs, malgré la suspension du processus du Pacte de Carthage par le président la République, la présidente de l’UNFT estime que les négociations peuvent reprendre, mais si et seulement si Ennahdha changeait de position.
Dans le cas contraire, selon elle, « tout serait fini ». « Nous aimerions que certains partis politiques cèdent du terrain et acceptent les compromis, comme l’ont fait les organisations nationales à maintes reprises. Il faut savoir que le gouvernement ne pourra pas travailler dans les prochains jours sans le soutien de Nidaa Tounes et de l’UGTT. C’est l’intérêt du pays qui doit primer », a-t-elle encore expliqué.

Source : F.K. – Réalités

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