Education & inclusion financière au profit de la femme rurale… Selon les expertises de la BCT, de l’OIF et du GIZ

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La-femme (Education & inclusion financière au profit de la femme rurale) – Digitalisation, éducation, Fintech, inclusion financière, banques, financement…tels sont les concepts caractérisant le domaine financier à l’ère des technologies de l’information et de la communication. Plusieurs pays les ont déjà intégrer dans les mœurs de leur population.

En Tunisie, plusieurs études ont montré que les ménages et en particulier les familles à faible revenu manquent d’éducation en matière financière, bien que ces concepts soient connus, mais souvent sans expériences ni application. Il suffit de vulgariser ces concepts auprès des ménages pour que l’inclusion financière soit une réalité concrète.

Réduire les pics de pauvreté…

Intervenant lors de la clôture d’un atelier sur l’éducation financière sur les services financiers numériques, Marouen Abbessi, gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), a souligné que l’inclusion financière est une grande préoccupation pour les institutions publiques désireuses d’assurer la prospérité économique et sociale de leurs populations afin de réduire les pics de pauvreté parmi les couches les plus défavorisées de la société.

Le projet national visant à améliorer l’accès au financement pour les classes défavorisées

Pour cela, il a déclare que la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a lancé un projet à l’échelle nationale visant à améliorer l’accès au financement pour toutes les couches de la société et principalement les classes sociales défavorisées, et ce, « en adéquation avec le niveau cognitif et en favorisant l’éducation de cette population dans le pays tout en adoptant une stratégie d’inclusion bancaire ».

Plus de 7 600 personnes y ont bénéficié, dont 72 % des femmes… voire une majorité de femmes rurales

Ce projet, réalisé avec l’Observatoire de l’Inclusion Financière (OIF), en collaboration avec l’Agence de la Coopération allemande (GIZ) a déjà permis la formation de plus de 7 600 personnes, dont 72 % de femmes et de femmes rurales. Ce qui a contribué à la création d’un réseau national de 28 ambassadeurs et ambassadrices d’éducation financière. Ces derniers sont chargés d’assurer la diffusion des connaissances et des bonnes pratiques au niveau régional.

Samia Zaouali : « ces cycles de formation ont touché exclusivement les femmes rurales »

Samia Zaouali, ambassadrice des services financiers numériques, a fait savoir que des cycles de formation ont touché exclusivement les femmes rurales, afin de leur « permettre d’accéder aux services financiers (paiement de factures, CNSS, CNRPS, achats, autres courses) sans avoir recours à une banque ou à la poste. »

D’après elle, cette opération mise sous contrôle est fournie à la femme 24/24 durant toute la semaine.

Inclusion financière des groupes sociaux défavorisés exclus des réseaux formels

Désormais, la stratégie nationale vise également à développer le secteur de la micro finance et à renforcer le rôle dans l’inclusion financière des groupes sociaux défavorisés exclus des réseaux formels.

Abbassi a expliqué ceci : » par la corrélation positive entre le niveau d’éducation et l’accès au financement où les données montrent clairement que les utilisateurs ont besoin d’une éducation financière qui permet d’améliorer la simplification, et ce, grâce à l’accès aux services financiers dont les conditions d’accès aux services et produits financiers, ainsi que les conditions d’utilisation du mobile banking pour faciliter l’accès à distance aux services et produits bancaires et financiers.

Abbassi : « l’aide à la prise de décisions (en économies, financement et gestion des projets économiques) doit se ressentir au quotidien »

Pour Abassi, l’inclusion financière ne se limite pas à l’accès aux services et aux produits bancaires et financiers, mais le dépasse pour l’utilisation dans la vie quotidienne à la maison et au travail, et pour l’aide à la prise des décisions financières (économies, financement et gestion de projets économiques).

« Pour réduire la vulnérabilité financière, il est impératif d’avoir un secteur financier inclusif »

Un secteur financier inclusif est essentiel pour réduire la vulnérabilité financière pour encourager les familles à faible revenu à développer au niveau de l’inclusion financière grâce à une meilleure allocation du capital. Ceci, selon Abbessi, devrait permettre de favoriser la croissance économique en contribuant à réduire le chômage.

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