Au Festival International de Carthage, lors de la Soirée de Zied Gharsa et Dorsaf Hemdani, l’alchimie fut totale

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La-Femme (oirée de Zied Gharsa et Dorsaf Hemdani) la 52ème édition du Festival International de Carthage compte dans sa programmation plusieurs grandes soirées qui resteront sans doute inscrites dans les annales de ce festival prestigieux comme étant des moments  des dédiés à l’art dans toute sa grandeur et sa magnificence.

La soirée réservée Jeudi 11 Aout 2016 au Théâtre antique de Carthage au célébrissime chanteur compositeur ZiedGharsa  s’inscrit dans ce registre tant l’artiste a démontré sa virtuosité de luthiste et de chanteur digne de son père le grand TaherGharsa, élève de KhmaiesTarnane qui nous a légué un patrimoine incommensurable et qui lui a appris les bases du Malouf. Le public venu en masse, assister à cette soirée a eu pour son argent, voire plus car l’artiste n’a pas lésiné sur l’effort pour lui offrir ses plus belles chansons dans un style parfois revisité, mais toujours authentique .

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Après une introduction instrumentale qui a plongé l’assistance dans une ambiance typiquement tunisienne que le parfum ambiant du jasmin n’a fait qu’accentuer, Zied Ghrasa a fait son apparition sur scène dans un tonnerre d’applaudissement en signe d’affection mais aussi de respect à cet artiste lancé dans une quête inlassable du beau et du merveilleux. Zied n’a pas pu retenir ses émotions devant tant d’admiration et d’amour.

Accompagné d’un orchestre de grande qualité comptant plusieurs membres de la Rachidia, Zied Gharsa a enchainé les chansons du Malouf en interprétant les plus difficiles des Noubats  avec une aisance qui lui est coutumière.

Zied a réussi en très peu de temps à emporter son public dans un voyage à travers le temps ressuscitant les titres les plus emblématiques de notre patrimoine musical authentique en hommage aux pionniers mais aussi à son père qui lui doit et le don et la dextérité musicale sans compter l’immensité de son savoir musical. Mais l’artiste qu’il est ne s’est pas limité  à l’interprétation des anciennes chansons    pour démontrer sa grande capacité à évoluer dans d’autres registres comtemporains voire moderne en interprétant ses nouvelles chansons à l’instar de « Hobbek kan Aiarou » composé par Samir Agrébi et tant d’autres  sur une rythmique notamment algérienne.

Un vrai duo de charme

  • Le clou de la soirée fut le duo avec DorsahHemdani, son invitée de la soirée avec laquelle il a chanté une nouvelle chanson plutôt romantique, ce Qui constitue un grand évènement et une première.

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Avec cette chanson, Zied signe un nouveau départ dans son cursus de compositeur et de chanteur qui fait de lui l’un des plus rares artistes tunisiens à pouvoir surfer avec une grande aisance entre les styles  sans pour autant altérer son timbre vocal ni ses spécificités de chanteur. ZiedGharsa était d’une grande générosité ce soir-là au bonheur d’un public  qui lui voue un culte particulier et pour cause :

ZiedGharsa est un maître du oud, une mémoire vivante de la musique traditionnelle tunisienne et un grand musicien capable de nous impressionner par ses compositions en phase avec la modernité mais toujours authentiques. Difficile de passer en revue les innombrables titres que  cet artiste hors pair a enchainé jeudi soir à Carthage, mais force est de souligner l’harmonie entre lui et DorsafHemdani qui a réussi à son tour à prouver au public que son art ne fait qu’éclore.

Dorsaf a reussi une interprétation magistrale de nos éternelles traditionnelle avec sa voix douce et précieuse.  Bravo l’artiste.

 

 

 

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