55è édition du Festival International de Hammamet : jeud 11 juillet à Hammamet, Aziz Sahmaoui and Universty of Gnawa

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La-Femme (Festival International de Hammamet) – Après une ouverture consacrée comme à l’accoutumé au quatrième art avec une présentation de la pièce « Messages de liberté », le théâtre de plein-air de la mythique scène du Centre Culturel International de Hammamet, fut investie par la formation musicale   du groupe d’Aziz Sahmaoui et University of Gnawa.

C’est devant un public cosmopolite que ce prodigieux musicien, qui mène l’un des meilleures formations de l’époque, a présenté à son auditoire un bouquet de ses chansons connues à l’instar de Maktoob,  Toujours ,  Pauvres, Jilala, Nuria, Soudanaises et d’autres tubes qui ont conquis un public, qui comptait des Tunisiens, des Algériens, des Marocains et même des Français.

Ces airs, qui ont restitué les rythmes festifs des tribus africaines, ont rappelé par la musique la coexistence qui a toujours marqué arabes, amazighes et africains au Maroc. Ils ont fait monter l’adrénaline d’un public en transe et ému par les paroles et envouté par les rythmes, qui n’a pas cessé d’applaudir tout au long du concert.

L’adhésion du public fut totale au point que l’artiste a débordé de son programme en jouant des chansons improvisées qui n’étaient pas au menu telles que Sidi Mansour et présentant d’autres à la demande du public, à la faveur de la victoire des équipes tunisienne et algérienne dans la compétition de la Coupe d’Afrique des Nations.

La troupe University of Gnawa, porte aussi un pan entier de l’histoire musicale méditerranéenne qui confronte  l’essentiel des musiques populaires du Maghreb à celles des plus électroniques y sculptant dans le boyau de nouvelles sonorités à la peau tannée.

Grâce à ce  métissage cosmopolite, des instrumentistes français, sénégalais et  maghrébins, qui forment avec lui, l’University of Gnawa,  ont déployé une musique dont la transe en est le ferment. Ce n’était pas une simple  jolie architecture pleine d’arabesques mais un rock band venu du Sud.

Lors d’une conférence de presse tenue après la soirée de deux heures, Sahmaoui a déclaré qu’il était surpris de la réaction positive du public et s’est déclaré heureux de son come-back en Tunisie pour jouer au théâtre en plein air d’Hammamet, tout en exprimant son attachement à un Maghreb arabe uni, qui s’illustre au moins, à l’échelle des peuples.

La soirée, qui a été riche en chansons merveilleuses aux airs marocains et africains, étaient une sorte d’ode à la vie  et au attachement aux valeurs universelles de paix. La musique jouée fut un mélange de paroles profondément enracinées dans la tradition orale de l’Afrique subsaharienne et de mélodies mélancoliques inspirées par le soufisme, qui rappellent le jazz et le blues américains qui élèvent l’âme.  C’est cette fusion entre soufisme et modernité qui a produit une expérience esthétique unique rejetant l’extrémisme et soutenant les valeurs d’une humanité partagée et représentant un « pont » de dialogue avec l’Occident.

  

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