Ahed Tamimi, l’icône angélique de la résistance palestinienne

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La-Femme (Ahed Tamimi, l’icône angélique) – Boucle d’or de la Cisjordanie occupée, Ahed Tamimi est, à 16 ans, l’icône de la résistance palestinienne. La petite fille timide de Nabi Saleh, un village près de Ramallah, s’est muée à l’adolescence en héroïne.

  • Témoin et victime de la cruauté de l’occupation Israëlienne – 3 proches parents ont été tués et ses parents arrêtés à plusieurs reprises -,  elle s’est dressée très tôt contre les soldats de l’armée d’occupation.

En 2012, à 11 ans, l’image d’un stupéfiant face-à-face avec un soldat israélien a fait le tour du monde. La frêle fillette, d’une extraordinaire combativité, était entrée dans la légende. Symbole de l’enfance palestinienne sacrifiée sur l’autel de l’ultrasionisme, Ahed Tamimi a osé, à mains nues, violer les règles : elle a donné une gifle cuisante à la toute-puissance de l’armée israélienne ! 

Bête noire d’Israël, la jeune fille, blonde et aux yeux bleus, intrigue l’Occident et ses médias si prompts à diaboliser les Palestiniens. 

  • Sa jeunesse et son physique ne correspondant pas au profil-type de l’activiste palestinienne, ce qui lui ont valu le surnom de « Shirley Temple », ou comment la réduire à une héroïne de pacotille.

Elle est aussi traitée « d’enfant manipulée » dans une « guerre des images », ou comment nier ses propres souffrances et discréditer son combat en faveur de la Palestine martyrisée.

  • Honorée par Mahmoud Abbas, par le président turc Recep Tayyip Erdoğan et récompensée pour sa bravoure, elle a été arrachée aux siens, chez elle, dans la nuit lugubre du 18 au 19 décembre 2017.

Ce que nos médias ne diront jamais, c’est que la jeune fille, filmée en train de s’en prendre à des soldats israéliens, hurlait sa révolte après les avoir vus tirer froidement sur son cousin de 14 ans, Mohammed Tamimi. Alors que celui-ci lutte toujours contre la mort, Ahed Tamimi, sa mère Nariman et sa cousine Nour, 21 ans, ont été jetées dans les geôles israéliennes. 

Déchaînant la fureur de l’ultra-sioniste N. Bennett, ministre de l’Education, qui souhaite qu’elle « finisse ses jours en prison », elle a  comparu le 20 décembre devant un tribunal militaire.Connus pour leurs parodies de procès et leurs violations des droits des enfants palestiniens, les juges israéliens ne lui ont fait aucun cadeau. 

Emprisonnée seule dans 3 lieux sinistres différents, bien que mineure, la jeune fille au keffieh subit des conditions de détention inhumaines. Ahed Tamimi restera dans cet enfer carcéral pendant 10 jours de plus, avec gravée dans sa mémoire la phrase de sa maman : « La Palestine occupée est un lieu d’enfances massacrées ».

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