Développement du tourisme de plaisance : Les grandes lignes de la feuille de route

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La Femme (Développement du tourisme de plaisance) – En collaboration avec le département de plaisance au sein du ministère du Tourisme, l’association Tunisian Smart Cities (TSC), coorganisatrice de la 30e édition de « La Route du Jasmin », qui s’est tenue du 01er au 15 août 2022 entre la Tunisie, la France et l’Italie, a dévoilé les grandes lignes de la feuille de route pour l’élaboration d’une stratégie nationale visant à développer le secteur du tourisme de plaisance en Tunisie. Il s’agit en fait d’une série de mesures qui  pourraient faire de ce secteur l’un des plus importants piliers du développement, à travers un mélange intelligent entre les secteurs tertiaire et industriel avec une capacité d’emploi importante…

Dans ce cadre, TSC propose :

— Développement du volet organisationnel et législatif

– Créer une structure nationale de supervision des activités nautiques de plaisance (à l’instar de l’Agence des ports et des installations de pêche –Apip-), tout en lui permettant de conclure des accords et d’attribuer directement les concessions, dans le cadre d’un partenariat entre les secteurs public et privé (Agence nationale de développement de la plaisance – Andp)

– Permettre à cette structure, avec toutes ses composantes, de programmer et d’étudier des projets portuaires de plaisance auprès d’organismes publics ou privés, avec l’obligation d’en informer les différents ministères et services concernés pour exprimer leur avis — d’un point de vue technique uniquement — et ce, en coordination avec les autorités locales.

– Permettre à cette structure de déléguer tout ou une partie des services publics du projet, avec la possibilité de sa participation à des ‘’sociétés de projet’’, spécialisées dans la création de navires ou ports de plaisance, avec aussi la possibilité de créer des zones franches réservées au tourisme de plaisance et des loisirs nautiques

– Unifier et numériser les procédures administratives et douanières liées à la navigation des bateaux de plaisance et des ports de plaisance et déterminer le rôle de chaque autorité intervenante à travers une plateforme flexible et multilingue.

– Réviser le Code des ports maritimes, et surtout le rôle ainsi que les missions de l’autorité portuaire et de l’occupant du port, et les documenter sous forme d’annexes jointes aux contrats de concession et de partenariat.

– Ajuster la compétence professionnelle nécessaire par l’autorité portuaire.

– Coordonner avec le ministère du Transport afin de réviser la législation relative au transport payant des personnes selon un cahier des charges spécifique à chaque mode de transport payant des personnes, que ce soit dans le cadre du divertissement à travers des plateformes spécialement conçues à cet effet ou dans le cadre du transport public maritime.

– Développement de la formation dans le domaine de la navigation maritime de plaisance :

– Réaliser une étude sectorielle des métiers liés à l’activité nautique de plaisance

– Préparer un programme de formation pour les commandants et officiers des ports maritimes dans les domaines de la gestion, du contrôle, de la sécurité, de la sûreté, de la préservation de l’environnement, du sauvetage et des affaires maritimes.

-Créer des centres de formation à la conduite de navires, destinés à la navigation maritime de plaisance dans les ports de plaisance

—  Développement des activités, des services et des infrastructures

– Elaborer un dossier technique sur l’état des infrastructures des ports de plaisance.

– Développer des services dans les ports (marché libre, internet gratuit aux quais, applications spécifiques à la navigation maritime de plaisance, centres de formation à la conduite de navires de plaisance …)

– Créer de nouvelles zones de mouillage des croisières touristiques au Centre et au Sud de la Tunisie.

—  Renforcement de la compétitivité au niveau régional

– Numériser les procédures administratives relatives à la circulation des bateaux de plaisance en général et supprimer toutes les procédures relatives à la circulation des bateaux de plaisance entre les ports tunisiens et les limiter à de simples annonces via la plateforme numérique.

– Valoriser la dimension environnementale et approuver les labels de qualité environnementale (labellisation, certification pavillon bleu)

-Établir des mesures incitatives pour le secteur industriel, la réparation et les services liés aux navires de plaisance en général et aux industries maritimes traditionnelles en particulier, et stimuler la préservation d’un savoir-faire marin traditionnel menacé d’extinction.

—  Développement du volet communication

-Développer une stratégie de communication sur ces mesures dans un premier temps pour motiver les investisseurs internationaux dans le secteur de la plaisance à investir en Tunisie.

-Soutenir tous les événements organisés dans les ports tunisiens de plaisance et participer à certains événements internationaux de plaisance.

– Adhérer à des organisations internationales dans tous les domaines maritimes à l’instar de la Confédération internationale des ports de plaisance méditerranéens (Cippm), l’Association internationale des villes portuaires (Aivp), l’Association internationale des compagnies de croisières (Clia)

– Attribuer un caractère touristique à certaines activités marines durables pour les promouvoir au sein d’un nouveau produit touristique tunisien développé (pescatourisme).

—  Levée des restrictions et unification du régime douanier dans ce domaine

-Lever les restrictions imposées à la circulation des bateaux de plaisance aux frontières maritimes

– Pour les propriétaires de bateaux étrangers résidant à l’étranger, remplacer les infractions par une taxe spéciale pour la navigation des bateaux étrangers (taxe de séjour et de navigation d’un bateau de plaisance) et supprimer le délai de 36 mois pour l’admission temporaire des navires

– Pour les propriétaires de bateaux étrangers résidant en Tunisie : modifier les taxes, adopter une taxe annuelle ou spéciale lors de leur retour définitif, déterminée selon l’âge du bateau, sa longueur et sa force de poussée (à l’instar des véhicules).

-Prolonger la période d’admission temporaire pour les moyens de transport maritime importés par le passager résidant régulièrement à l’étranger et venant résider temporairement en Tunisie

– Exempter les Tunisiens résidant à l’étranger du paiement des impôts sur les bateaux de plaisance dans la limite des bateaux d’une longueur de 10 m en général, et de 16 m pour les bateaux à voile.

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